Musiques no border
Marathon créatif
dédié aux musiques populaires de création
au Quartz à Brest – décembre 2025

Que signifie « No Border » aujourd’hui ?
S’agit-il d’une frontière géographique à franchir ou d’une frontière esthétique à inventer ? Le franchissement est au cœur du projet : il concerne les territoires, les formes, les gestes, les manières d’écouter, de créer et de partager la musique.Depuis 2020, le ministère de la Culture a mis en place un dispositif de « marathons créatifs ». Ces laboratoires d’expérimentation ont pour objectif de réfléchir autrement autour des enjeux du secteur culturel.
A l’invitation du Ministère et de la DRAC Bretagne, le Logelloù était présent au dernier marathon, trois jours au Quartz à Brest. Trois thématiques ont été travaillées par les participants dont celle de la coopération à laquelle nous avons participé avec la proposition de réflexion suivante :
« Les structures sont souvent petites, territorialisées, fragiles, tandis que les grandes institutions travaillent à d’autres échelles. Il faut donc inventer des alliances nouvelles, capables de mutualiser les moyens, d’ouvrir des ponts entre régions et pays, et d’assumer une stratégie d’internationalisation sans sacrifier l’ancrage local ».
Chaque marathon fait l’objet d’une trace : un livrable illustré, une recherche doctorale, un podcast, une vidéo documentaire, etc. Nous attendons donc la restitution de ce marathon et nous serons attentifs aux réflexions qui en émaneront.
Le Logelloù est aujourd’hui déjà un acteur important dans le champ artistique des musiques populaires de création. Nous suivons en compagnonnage William Nicolas avec sa pièce Morailh pour bombarde et Logelloop, nous avons par ailleurs accueilli en résidence Arthmaël Giraudon avec Binioù Koad Tredan, au saxophone, et biniou modulaire, Emmanuelle Bouthillier et Dylan James qui marient musiques traditionnelles et improvisées et recherches sonores ou encore Raphaël Dubert en solo de guitare et luths pour orchestre de hauts parleurs. Le logiciel Logelloop fait aussi des émules dans le secteur des musiques traditionnelles de Bretagne, preuve s’il en fallait que la question du « no border » est d’actualité.
